Dans le cadre d’un projet de collaboration entre l’art et la science, j’ai intégré l’unité mixte Inserm/UPMC UMRS 945 qui travaillent sur les infections du VIH et du paludisme à Paris. A cette occasion j’ai récupéré des images de cellules du foie à un stade avancé de l’infection.
Je me suis interrogé sur les nouveaux procédés qui s’insurgent dans le domaine visuel et intime de l’individu, notamment par le biais des nouvelles technologies qui repoussent sans cesse les limites d’une technique sans cesse grandissante ou la notion d’intimité semble disparaitre.
Mais ces images sont pour la science et seulement lisible par elle. Afin de donner un nouveau sens de lecture à ces images, j’ai utilisé le même logiciel de traitement informatique que les scientifiques afin de modifier leurs composants pour formuler une tout autre proposition. Ces images deviennent des paysages graphiques dans lesquels on croit déceler des courbes de niveau et des indications de relief. Dans cet ensemble se compose une combinaison de plusieurs éléments qui résonnent, pour moi, telle une partition de musique, pour cela, j’ai écrit un code informatique sur ces images qui permettent une lecture sonore de chacune d’elles, chaque trait, chaque variance communique une sonorité différente. Ce n’est plus l’analyse scientifique qui prime mais l’expérience contemplative du spectateur d’un monde microscopique magnifié en paysage sonore.
Chaque image compose une sonorité unique qui la caractérise en fonction de l’avancée de l’infection dans la cellule du foie. Dans l’approche scénographique, je souhaite raccorder chaque image avec sa sonorité qui lui est propre.

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